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29 décembre 2012 6 29 /12 /décembre /2012 12:20

Ca c'est un des cadeaux du Cap'taine ! Merci ma jolie pirate (toute malade en ce moment, courage !) pour cette petite BD autobiographique de l'auteur stéphanois Deloupy. Je l'ai lue, cette BD, en début de semaine, et j'ai laissé décanter mes impressions. Il y a plusieurs choses qui en ressortent, et qui tournent autour de l'excercice autobiographique, de la question du narcissisme, du degré de réalisme ou de fidélité par rapport à la réalité et de l'intimité...

Récit intimiste.

C'est devenu une catégorie, une facilité de classification. L'autobiographie est un genre d'oeuvre bédéphile à part entière. Dans les années 90, l'Association des Menu, Trondheim et compagnie ont ouvert la brèche de la BD indépendante et nouvelle. L'évolution technique des communications a pris le relais, les blogs faisant leur apparition sur la toile, puis les blogs BD. Excercice difficile, rigoureux, contraignant, mais qui a permis une nouvelle forme de narration, quasi quotidienne, tournée, de facto sur le quotidien ! Tous les récits autobiographiques dessinés ne se ressemblent pas. Celui de Deloupy est intimiste. Je m'explique. Si le titre de son troisième opus nous met devant le choix constant du scénariste qu'il est (et que tous les acteurs de l'autobiographie dessinée sont) à savoir, le degré de romance du récit, il n'en demeure pas moins vrai que Deloupy nous donne à lire son être. Celui qui se censure, qui ne fait que très peu parler les autres protagonistes, nous place dans sa tête, et non dans sa vie, il nous livre ses intuitions, ses impressions, ses choix. La petite lucarne Deloupy est intime, pas nécessairement impudique, on s'y reconnaît parfois, mais la projection et l'identification ne sont pas les moteurs de ses récits. Cette bulle qu'il nous fait partager, elle est de toute manière accueillante, bienveillante ai-je envie de dire...

Reproduire son quotidien.

Maison à 3 niveaux Melissa & Doug : 137,99 €

On reproduit tous, quelquepart notre vie, on la reconduit, on l'imagine, on la construit, déconstruit, reconstruit. On l'alimente, on la surjoue, on la joue, on la vit, on la dirige, l'organise, la prévoit. Dès notre plus jeune âge, avec ce genre de miniatures (enfin miniatures, cette superbe maison en bois à 3 niveaux fait quand-même  75 cm de haut !) on s'amuse à raconter des histoires, qui ne sont que notre histoire transposée à travers différents filtres...

Se raconter.

Le Cap'taine qui jadis a eu dessiné, n'a jamais eu le courage de faire un blog BD, mais grâce à Cap'taine Romain et la nécessité commerciale d'ouvrir ce même blog que vous êtes en train parcourir, à ma manière je me raconte. Le titre de Deloupy est bien entendu tout à fait transposable, qu'est-ce qui est vrai, qu'est-ce qui est faux, Cap'taine Romain est un personnage comme Deloupy est un pseudo. On se raconte là aussi, à travers cette lucarne déformante, grossissante, et il serait bien trop simple de penser que nous réalisons là une psychanalyse ou une pure oeuvre uniquement narcissique. En ça, nous pourrions débattre avec Deloupy sur les traces que nous laissons. Pour moi, c'est une question poétique, même si le support d'un livre, tconcrètement, peut alimenter ce fantasme. La trace que je devrai laisser serait alors les commerces montés, les Croquelinottes, Cap'taine Romain ? Non, je ne crois pas. Se raconter, pour moi, en premier lieu, c'est du marketing, je ne me raconte que pour mieux incarner l'échoppe si particulière, Deloupy se raconte aussi pour se vendre. Je sais, c'est pas très glamour, mais c'est une réalité, pas la seule, certes, et elle n'empêche pas la poésie, l'authenticité des petites historiettes tirées de son univers familier, sa famille, ses amis, son travail, sa ville, ses souvenirs et ses projets...

Bonne lecture !

Cap'taine Romain !

Et encore, mon regard est faussé, car je connais ce sacré Deloupy. Et j'avoue que je ne sais pas ce que m'amène ou me retire cet état de fait. Suis-je plus à l'écoute de sa BD, suis-je plus ou moins critique ? Bon, à un moment faut arrêter de trop se poser de questions, ce qui est ceratin, c'est que j'aime ce genre de récits, qui sont tour à tour vrais, burlesques, noirs, émouvants, simples, intimes, faux... et Deloupy arrive à trouver son rythme, pour moi, si je devais résumer ton travail, tu sembles suivre une trace plutôt que de vouloir en laisser une. En tout cas, merci ma jolie pirate pour ce cadeau, merci Deloupy pour ce récit, doux et amical, jamais agressif, jamais offensant, qui reflète ce que sais et vois de toi...

(Agenda magnétique Janod : 22,90 €)

Pour commencer à se raconter, quelques repères de bases sont à acquérir... ^^

 

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