Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
11 octobre 2013 5 11 /10 /octobre /2013 09:29

C'est marrant comme derrière des mots se cache parfaitement l'inverse de leur signification ! Le terme d'ouverture, on l'entend beaucoup en politique, son utilisation servant alors de garant d'une capacité d'écoute, affirmée haut et fort, quelque soit la provenance des propos et idées. Et comme d'habitude, les grands maux médiatiques accouchent de leur petits bâtards locaux, à notre échelle à nous, individus du peuple...

Politique d'OUVERTURE ?

De l'art du discours.

Raconter de belles histoires, c'est un métier. Issu d'une famille ouvert à la culture, et populaire, et intellectuelle, le Cap'taine, du coup, a toujours cédé à ce chant si particulier des sirènes cultivées. J'y ai toujours cru, il faut ouvrir l'art et la culture au plus grand nombre, afin de faire profiter de cette humanité là, à tous, dans un but simple, mieux vivre ensemble. L'art dont j'ai suivi les traces durant mes études supérieures, m'a convaincu oui, que si chacun de nous pouvait s'émouvoir devant une toile, un dessin, une sculpture, un film, une photo, alors, il y avait un espoir, celui de bien vivre ensemble en s'acceptant tels que nous sommes, tous uniques, tous voisins, tous complexes. Mais voilà, 20 ans, pas moins, me furent nécessaires pour comprendre que dans ce monde là, "ouvert", la plus tangible des volontés, c'est celle de se protéger d'une contamination de masse. Non, le monde de l'art aujourd'hui n'est pas ouvert, pas plus que celui de la culture, de cette si jolie culture qui me renverse...

Politique d'OUVERTURE ?

Du jugement de l'autre...

C'est encore le meilleur moyen de se rassurer. S'allier dans un vision unique qui consiste à dénigrer celui qui est différent. Ma pirate et une de ses collègues viennent de le vivre dans l'univers d'une maison de retraite, où elles s'attendaient à y trouver une solidarité humaine, une compréhension empathique et professionnelle des équipes, des cadres... quand on attend trop de quelque chose, on ouvre inévitablement la porte aux terribles désillusions. Non, le personnel qui est en charge de nos aînés n'a pas de compassion, non les cadres ne parlent pas du bien être des résidents mais clairement de rendements. Économies sur les moyens de base tels que les gants pour faire les toilettes, et dès qu'il y a un problème, s'empresser de faire porter le chapeau à une personne... c'est plus simple quand ce sont des nouveaux arrivants, les anciens, solidaires dans leur bêtise. En attendant un émoi national quand la bulle éclatera dans les médias. On (re)découvrira (encore) alors les conditions dans lesquelles nous laissons nos grand-parents et surtout à qui nous les confions, sans autre solution, malheureusement...

Politique d'OUVERTURE ?

Du rejet de la différence.

Peut-on aujourd'hui en France lutter contre cette volonté politique et individuelle de mettre les gens dans des cases et surtout, tout faire pour qu'ils y restent ?! Quelle énergie pour lutter contre le rapprochement des personnes ! Je reviens donc à mon cursus, d'enfance, universitaire, globalement tourné vers l'autre, ouvert à ce qui est différent. C'était, sans que je le sache, à contre courant de la société dans laquelle j'évoluais. Le discours passe, les actes coincent. Quand bien même on désirerait agir, la levée de boucliers silencieuse, forte, se fait ressentir. Il ne faut pas croire que seules les élites veulent garder leur monde, empêchant les plus démunis d'y accéder, tous, à notre niveau pouvons nous comporter ainsi. Essayez de vous balader dans des quartiers populaires sans autre raison que celle-ci, essayez de parler de votre dernière collation au Quick au milieu d'une réunion de l'AMAP, essayez de partager votre plaisir à écouter Lady Gaga à la réunion de l'association "culturelle" lambda de votre bled, essayez oui, d'aller demander une table dans un resto select ou du temps et de la considération dans un fast food...

Politique d'OUVERTURE ?

Du militantisme quotidien.

Je suis fier d'aimer aller manger mon casse-croûte poulet curry au Mac-Do pour 4,50 € et le lendemain me faire plaisir à m'asseoir aux excellentes tables du restaurant le C et de la Cantine Verte à Saint-Etienne pour 10 € le midi en semaine, 2 enseignes qui travaillent les produits frais voire locaux. J'aime écouter Stromae, Sara Bareilles, The National, Dinosaur Jr et même Joyce Jonathan. J'aime aller regarder une expo à la galerie de quartier Plurielle rue de la République comme à la galerie professionnelle des Tournesols place Gorky ou encore au musée d'art moderne. J'aime aller voir au Gaumont une grosse production et au Méliès un film moins diffusé... Oui je défendrai chaque jour cette façon de vivre. Mais aujourd'hui je me rends compte que si j'ai la chance d'avoir été accueilli dans une équipe formidable, à Cadeau Maestro, ouverte sur le monde dans sa globalité, cela m'a aussi refermé quelques portes. Incroyable constat, le fait de m'épanouir dans cet univers du cadeau, et bien vous le croirez ou non, mais les têtes bien pensantes, bien faites et garantes de l'indépendance culturelle et créatrice de notre beau pays ont tendance à me regarder de haut, voire à rejeter sans mots prononcés mes offres de partenariats. Je ne fais plus partie de la Culture... ils en oublient, du haut de leur arrogance, la culture, notre culture, qui est, qu'ils le veuillent ou non.

De l'épanouissement personnel.

Et pourtant, dans ma boutique stéphanoise, je me plais à conseiller quelques gadgets les plus cons du monde c'est vrai, mais aussi des objets déco design superbes, des objets insolites et pratiques, des livres, oui des livres thématiques et exquis, et tous ces produits ont un point commun, c'est qu'ils vont faire plaisir, voire émouvoir, car ils seront offerts par une personne et reçus par une autre. Cadeaux d'amoureux, cadeaux d'enfants, cadeaux de collègues, cadeaux de potes, cadeaux d'étudiants, cadeaux d'anniversaires... voilà l'ouverture qui est la mienne, je ne juge pas, m'associer à une pizzeria comme le Stromboli, ou m'associer à une librairie, à une boulangerie, à un fleuriste, à un kebab, à un banque, à un serrurier, un cinéma, une salle de spectacle, un magasin de chaussures, un bar tabac, un restaurant... quels qu’ils soient, n'est pas un frein pour moi. Je fais partie du tissu commerçant d'une petite ville de province. Devinez parmi les exemples cités, lesquels n'assumeraient pas de coller leur nom à coté du notre ? Qui nous juge et par là même, qui se permet de vous juger, vous, clients ?

Cap'taine Maestro.
Politique d'OUVERTURE ?

Tous ces porte-clefs solaires à message sont disponibles en boutique... une manière simple de livrer un message clair et concis, et si vous voulez l'adapter à l'humeur du jour, vous aurez le choix entre plus d'une quinzaine de propositions !!!

Partager cet article
Repost0

commentaires